Saturday, December 19, 2015

[Essai] Mini-Epsilon de Staufenbiel



Introduction

Comme la plupart des grand distributeurs, Staufenbiel a, depuis quelques années déjà, développé sa gamme propre de planeur et moto-planeur. Les kits proposés sont fabriqués en chine, ce qui permet de proposer un prix compétitif quel que soit la version. Le mini Epsilon de Staubenfiel est le petit dernier de la large gamme Epsilon qui va jusqu'à une envergure de 4m pour la version XL. Il s'agit d'un planeur de 2.5m d'envergure, ni trop petit ni trop grand donc, à mi-chemin entre un hotliner et un planeur voilier plus grand, équipé d'un RG15, profil assez ancien mais toujours performant. Planeur à tout faire par excellence, disponible en version ARF ou PNP, c'est cette deuxième version que je vous propose à l'essai aujourd'hui.


Le Kit PNP

Le kit PNP (pour «Plug and Play») est livré avec moteur et servos mais il ne s'agit pas pour autant d'un modèle prêt à voler car il manque le contrôleur et la batterie de propulsion, et il reste quelques opérations d'assemblage à effectuer. Regardons ce kit de plus près: Les ailes sont coffrées en obéchi et entoilées d´un film Oracover, et déjà décorée, sobrement. Le saumon est une pièce moulée en fibre de verre, rapportée à l'aile avant entoilage. Chaque aile est en 2 pièces, donc démontable avec une clé carbone et 2 tétons de centrage en fibre au niveau de la jonction. Ce concept est curieux car les panneaux sont finalement courts en envergure, mais ceci s'explique sans aucun doute par le double dièdre et le désire de simplifier la fabrication dans un certaine mesure. Les servos pignons métal et roulements à billes, sont posés dans des cadres en CTP. Les rallonges sont posées et les prises verte sont installées à l'emplanture, aucune soudure n'est plus a faire ce qui est bien appréciable. Les guignols sont des vis à œil en aluminium et sont déjà posées, ainsi que le système Multilock de verrouillage des ailes. Il ne reste donc que les commandes à installer.
Le stab est monobloc, lui aussi coffré obéchi et entoilé Oracover comme les ailes. Les clés de stab sont en carbone. Avec les variations de température subies par le kit, j'ai noté quelques plis sur l'entoillage vite rattrapés avec un petit coup de fer à solar.

Le fuselage est, quant à lui, en fibre de verre avec quelques renforts carbone, peint, donc ne laissant aucun plan de joint apparent. C'est joli certes, mais il semble d'entrée de jeu assez lourd car chargé en peinture avec une mauvaise répartition des masses, plutôt situées à l'arrière.
Dans cette version PNP, la platine en CTP, le couple moteur sont posée, les servos de direction et profondeur sont montés, le moteur également. Les prises vertes sont posées à l'emplanture et les rallonges de servos vers le récepteur aussi. Les systèmes multilock est également en place sur le fuselage. La dérive, en balsa entoilée Oracover blanc est à poser. Les commandes de profondeur et direction sont à installer.
Une mise en croix rapide du planeur montre que tous les éléments s'ajustent parfaitement, aucun décalage à noter, que ce soit entre les 2 panneaux d'aile, ou entre l'aile et le fuselage, bref, du travail propre.
Les accessoires incluent les caches servos la clé d'aile en jonc carbone, la visserie, la corde à piano pour les commandes d'ailerons, les chapes, et un joli cône en alu et l'hélice blanche donc discrète. Une notice, malheureusement en allemand, mais cependant avec quelques photos explicatives, accompagne le kit.

Un montage rapide

Commençons par l'assemblage du fuselage : Celui-ci se cantonne à l'installation de la dérive, des  commandes, et a l'installation du contrôleur (60A), du récepteur et de la batterie de propulsion (3S 3200 mAh). Débutons par poser la dérive: Les charnières sont collées du côté dérive, à l'époxy rapide, puis une fois sec, du côté puit de dérive en prenant soin d'avoir suffisamment de débattement et de ne pas trop enfoncer bord d'attaque de la dérive dans le puit de dérive. Dans la foulé, on coude la corde à piano à la bonne longueur en ayant préalablement connecté l'autre extrémité de la commande au servos. Après avoir coupé l'excédent de corde à piano, on l'insère dans le trou de la vis à œil et on sécurise avec les petits clips plastiques livrés pour cela. C'est simple, et efficace. Même punition pour la connexion de la commande de profondeur au renvoi en fibre de verre déjà installé dans la dérive. Là aussi on connecte la commande coté servo, puis on mesure avec précision où coudé, puis avec une petite pince, on coude, on coupe et on connecte au renvoi puis sécurise avec le clip. La trappe est fermée avec un bout de scotch transparent. Passons côté cockpit : Utilisant un contrôleur 60A assez volumineux, j'ai décidé de le glisser sous la platine ou il est à son aise et correctement refroidit. Le dessus de la platine est donc occupé par la batterie de propulsion, sécurisé à la fois par du velcro fourni dans le kit, ainsi que par un bracelet velcro à boucle. Ce dernier est un peu grand à mon goût. Le récepteur vient prendre place derrière les servos de dérive et profondeur et est immobilisé avec un peu de mousse rigide. Le cône et son hélice se positionne parfaitement sur le nez de planeur.


Pas plus de travail du côté des ailes, il faut repercer les palonniers de servos à 1.5mm. Les servos sont ensuite mis au neutre avec un léger décalage pour les servos de volet afin qu'il puisse avoir plus de débattement vers le bas. On connecte la commande coté servos, puis on la coude à la longueur exacte coté guignol de gouvernes, avant de couper l’excédent, connecter et enfin sécuriser avec le clips. La dernière opération consiste à découper les caches servos et les fixer en place avec du scotch. Coté extrados, 2 petits caches sont collés à la cyano sur l'entoilage et viennent cacher la sortie de commande de flap. Globalement, l'opération d'assemblage prend environ une soirée et ne réserve aucune surprise.

Sur la balance, aïe ...

Je l'avais pressenti et cela se confirme car il me faut encore ajouter 110gr de plomb à l'avant en plus de l'accu de propulsion de 3200 mAh. J'aurais vraiment espérer avec le moteur et la batterie obtenir un centrage sans plomb. Du coup quand on rajoute le poids des ailes du fuselage et du plomb de centrage, le poids en ordre de vol atteint 2460gr. Maigre consolation, c'est le poids indiqué sur la notice. C'est dommage car ceci restreint d'autant le domaine de vol qui est justement en théorie le point fort pour un planeur de ce gabarit.

En vol

Autant dire que les essais ont mal débuté avec tout d'abord un récepteur sans porté qui a failli couté la vie du planeur lors de la première tentative, puis un pilote qui n'avait pas suffisamment serré le cône d’hélice, ce dernier s'étant fait la malle à la première occasion, et n'a donner aucune nouvelles depuis ! Bon on se ressaisi, on achète un cône et des pales équivalent et on retourne au terrain.
Depuis, ces premiers déboires ont vite été oubliés et je dois dire que le Mini Epsilon m'a agréablement surpris par ces qualités de vol. 
Tout d'abord la motorisation est excellente, donnant un taux ascensionnel d'environ 9 m/s, mesuré avec la télémétrie et l’altimètre. Ce bon rendement associé aux qualités de vol du Mini Epsilon permette de faire durer l’accu une après-midi sans problème pour peu qu'il y ait quelques thermiques.

Ensuite malgré on poids, le Mini Epsilon se défend très bien par petit temps. Il transite bien, est efficace aux volets, spirale bien et décroche tardivement et gentiment grâce aux larges saumons. Sa taille permet de couvrir un bon volume de vol, donc de s'amuser. 
Le stab monobloc a pour avantage de supprimer tout problème de calage contrairement aux stab a volet. Il se cale parfaitement quel que soit le régime de vol. La dérive, efficace est appréciable en toute circonstance. 
Le moteur est là au cas où, donc on se pique d'avantage au jeu, en mettant la limite un peu plus bas, tout en sachant que l'on pourra remonter dans le pire des cas, un exercice vraiment plaisant et pas du tout stressant.
Quand on pousse sur le manche, le planeur ne rechigne pas à accélérer, atteignant de bonne vitesse, et restituant bien. On évitera tout de même les ressources trop violentes, genre à 90°, pour soulager la clé carbone qui ne semble pas dimensionnée pour cela. La voltige de base passe sans soucis: Tonneaux, tonneaux à facettes, looping, renversement, renversement sortie dos, vol dos, etc. … sans être un planeur de voltige, le Mini Epsilon s'en sort plutôt bien, le stab en croix étant un avantage certain  pour le découplage entre la profondeur et la dérive. L'atterrissage avec les quadroflaps est une simple formalité, permettant d'atterrir court et en sécurité. 

En conclusion

Le Mini Epsilon s'avère être au final un bon modèle, polyvalent, à l'aise dans les différents compartiments de vol, et ce malgré son poids un peu élevé à mon goût. La construction du planeur est propre, sans mauvaise surprise, les éléments tels que le moteur ou les servos sont de qualité.  Bref, un bon choix pour qui recherche un planeur de taille raisonnable à emmener partout, en plaine ou à la pente, avec un bon domaine de vol.



Caractéristiques: 
  • Envergure: 2500 mm
  • Longueur:1285 mm
  • Poids en ordre de vol : 2460 g
  • Surface de l'aile: 47,48 dm²
  • Profil: RG-15 mod
  • Cordes ailes: 220 / 210/ 150 mm
  • Type de construction: Aile et stab en Styrofoam coffrée Obéchi, Fuselage Fibre peint
  • Prix: 449€ en version PNP, 299€ en version ARF

J'ai aimé
  • la motorisation
  • les qualités de vol
  • l'envergure passe partout

J'ai moins aimé
  • le fuselage peint 
  • le poids trop lourd
  • pas de système de verrouillage du stab

Contenu du kit PNP:
  • Moteur: Himax C3522 1000KV
  • Hélice 14x8" et Cône Aluminium
  • Accessoires: Multilock
  • Fonctions R/C /accessoires: 
  • Profondeur / direction : 2 x D 260 
  • Ailerons et Volets: 4x DS 1550 (incl.)

Réglages :
Note : (-) vers le haut, (+) vers le bas
  • CG : 80 mm
  • Profondeur : + /- 13 mm
  • Direction : + / - 40 mm
  • Ailerons : + 10 / - 20 mm , flaps + / - 5 mm
  • Volets position thermique : flaps + 4mm, ailerons alignés
  • Butterfly : Ailerons : -20 mm , flaps +35 mm, compensation profondeur +8mm
  • Snapflap : flaps + 4mm, ailerons alignés

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